D'après les quelques recherches que j'ai faites, je retombe sur tes descriptions et l'écharde de lin.
En effet, Perraut écrit "la Belle au Bois Dormant" mais en s'inspirant très fortement de "Le Soleil, la Lune et Thalie" du Pentamerone de Giambattista Basile, 1634 où la belle est victime d'un sortilège qui la plonge dans un sommeil profond. Et l'objet est une "écharde de lin".
Mais c'est quoi une écharde de lin ?S'il s'agit d'un fil de tissu, ça n'a rien de piquant et on en reviens à "une excuse comme une autre bien que magique".
Sinon, c'est vrai que les quenouille/rouet/fuseau ne semblent pas être des objets très piquants.
Mais peut-être que toucher le fuseau n'était qu'un prétexte, qu'il n'était pas piquant mais que la magie se crée lorsqu'elle en touche le sommet.
Faut pas toujours chercher bien loin...
Ou alors elle se pique avec une "aiguille"

Ou alors, pour l'occasion, le fuseau était taillé en pointe sur le bas.
Tout fuseau et autre quenouille étaient interdites dans l'histoire, alors on a pu lui offrir n'importe quoi et elle, toute contente, n'a rien remarqué.